mardi, 20 février 2024
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Zone Cemac : Qui est Yvon Sana Bangui, le nouveau gouverneur de la BEAC ?

Agé de 49 ans, le Centrafricain Yvon Sana Bangui, qui voit le jour le 25 mai 1974 à Bégoua en RCA (République centrafricaine) connaît très bien la grande institution que viennent de lui confier les chefs d’Etat de la Cemac, pour y avoir travaillé pendant 19 ans. Il a été nommé, ce 09 février 2024, à l’issue de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etats de la Cemac, qui s’est tenue par visioconférence, en même temps que le Tchadien Mahamat Djibrine Souleyman, qui se voit confier le poste de directeur général des Etudes, finances et des relations internationales à la BEAC.

(EcoFinances) – L’homme aux multiples casquettes, le Centrafricain Yvon Sana Bangui, est le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Il  a été nommé à ce poste ce 09 février 2024 au terme de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) qui s’est déroulée par visioconférence, en remplacement du Tchadien Abbas Mahamat Tolli dont le mandat est arrivé à expiration le 06 février dernier.

La nomination du  Centrafricain Yvon Sana Bangui, qui aura pour proche collaborateur le Tchadien Mahamat Djibrine Souleyman, nommé lui aussi ce 09 février par les chefs d’Etat de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) au poste de directeur général des Etudes, finances et des relations internationales à la BEAC, intervient après une courte période de tensions au sein du top management de cette institution, en raison de l’expiration du mandat du gouverneur sortant, Abbas Mahamat Tolli, qui vient d’être  adoubé par les chefs d’Etat comme candidat au poste de président de la BAD (Banque africaine de développement).

Tout comme cette promotion d’Yvon Sana Bangui à cette prestigieuse fonction arrive dans un contexte où la sous-région Afrique centrale rencontre plusieurs défis sur les plans économiques et monétaires. Des défis au rang lesquels les réformes économiques engagées (depuis 2017) par les Etats-membres en partenariat avec des institutions telles que le FMI (Fonds monétaire international), ou encore le règlement de la question de la pénurie des pièces de monnaie en zone Cemac, etc…Et même si les chefs d’Etat ne l’ont pas indiqué dans leur récent communiqué, Yvon Sana Bangui aura parmi ses missions : la définition et la conduite de la politique budgétaire, l’émission de la monnaie fiduciaire (billets de banques et pièces qui ont cours légal et pouvoir libératoire dans la Cemac), la conduite de la politique de change de la Cemac, la détention et la gestion des réserves officielles de change des Etats-membres, la promotion du bon fonctionnement des systèmes de paiement et de règlement. Ou encore, la promotion de la stabilité financière.

Homme aux multiples casquettes

Agé de 49 ans, le Centrafricain Yvon Sana Bangui, qui voit le jour le 25 mai 1974 à Bégoua en RCA (République centrafricaine) connaît très bien la grande institution que viennent ainsi de lui confier les chefs d’Etat de la Cemac, pour y avoir travaillé pendant 19 ans. En effet, c’est en 2005 qu’il intègre la BEAC en tant qu’agent d’encadrement supérieur. Il y  occupe successivement les fonctions de chef de service et responsable du Centre de compétences applicatives et techniques au sein de la direction de l’Informatique et des télécommunications de la BEAC.

Douze ans après, c’est-à-dire en 2017, il est nommé directeur central. Tout comme, par la suite, il se voit confier les fonctions de directeur de l’Informatique et des télécommunications, puis de directeur des Systèmes d’information. En 2021, Yvon Sana Bangui hérite du poste  de directeur central de la Comptabilité, du budget et du contrôle de gestion. À ce titre, il est, apprend-on, rapporteur de la Commission budgétaire générale (CBG) de la BEAC et principal interlocuteur de deux organes de contrôle, le Comité d’audit et le Collège des censeurs.

En plus de ces deux directions, il est régulièrement appelé à assurer des missions d’intérims de haut niveau, comme celle de la direction de l’Emission monétaire et de la circulation fiduciaire, ou de la direction des Systèmes et moyens de paiement, ou de directeur général de l’Exploitation. Ce qui lui vaudra d’ailleurs le surnom de « l’homme aux multiples casquettes ». Ceci, en raison de  sa polyvalence, sa capacité de travail et son dévouement à la BEAC. Yvon Sana Bangui jouit donc d’une solide expérience professionnelle de haut niveau et d’une bonne réputation morale sur le plan national et international.

Selon la presse centrafricaine, les compétences avérées ainsi que la grande polyvalence d’Yvon Sana Bangui sont autant de facteurs qui ont sans doute amené le président de la RCA, Faustin Archange Touadéra, à jeter son dévolu sur lui. « Ce qui a convaincu le président sur le choix d’Yvon, c’est sa rigueur et son leadership(…). Ces qualités ont fait de lui un responsable de premier rang au sein de la BEAC et un acteur majeur de plusieurs projets de réformes de la Banque», indique un membre du cabinet présidentiel, cité par certains médias à Bangui.

Ingénieur data

Mais pour ceux qui maîtrisent un peu le parcours académique d’Yvon Sana Bangui, sa nomination à cette fonction ne devrait en réalité pas surprendre. Puisque, après l’obtention d’un  baccalauréat (série C) au lycée Barthelemy Boganda de Bangui, il  poursuit ses études supérieures au Maroc, où il obtient une licence en mathématiques appliquées et un DESA en informatique et télécommunications.

Titulaire d’un master en économie et gestion publique de l’université de Rennes 1 en France, et d’un master en gestion à  l’Université de Yaoundé 2, au Cameroun, M. Sana Bangui débute sa carrière professionnelle à Bangui en tant qu’ingénieur DATA pour l’opérateur de téléphonie Centrafrique Telecom Plus, puis Acell (Mouv Centrafrique). Tout comme, en parallèle, il dispense des cours à l’Office national d’informatique (ONI), et à l’Institut supérieur de technologie (IST) de l’Université de Bangui, où il se fait remarquer par le recteur d’antan, Faustin Archange Touadéra.

JRD

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