vendredi, 12 juillet 2024
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Industrie chocolatière : Au Cameroun, le cacao franchit la barre des 3000 FCFA (4,9 dollars US), contre 1000 FCFA (1,6 dollars) le kg en Côte d’Ivoire, devenant le cacao le plus cher en Afrique

Dans les localités de Makéné (région du Centre), Kékem (région de l’Ouest) et Batschenga (dans le Centre), les producteurs ont respectivement cédé leur produit aux prix de 3100 FCFA, 3360 FCFA et 3300 FCFA, entre le 15 et le 19 février 2024, d’après le ministre camerounais du Commerce qui invite les producteurs locaux à plus de rigueur et de discipline.

(EcoFinances) – Le prix des fèves de cacao versé aux producteurs camerounais a franchi la barre des 3000 FCFA (4,9 Dollars le kg) entre le 15 et le 19 février 2024, faisant du cacao camerounais la fève la plus chère actuellement sur le marché en Afrique et au-delà, selon un communiqué du ministre camerounais du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, publié la semaine dernière, et qui fournit d’amples détails au sujet de cette folle évolution des prix du cacao dans le pays. Une forte hausse qui signifie que la tonne (1000kg) de cacao coûte actuellement 4956 dollars américains (l’équivalent de 03 millions de FCFA) dans le pays.

Dans les localités de Makéné (région du Centre), Kékem (région de l’Ouest) et Batschenga (dans le Centre), les producteurs ont respectivement cédé leur produit aux prix de 3100 FCFA, 3360 FCFA et 3300 FCFA, d’après le Mincommerce. « Si l’on se réfère aux campagnes précédentes, le prix au producteur aura été multiplié par trois (03), soit une évolution à la hausse de 200%, de très loin supérieure à celle de l’inflation dans notre pays », indique Luc Magloire Mbarga Atangana, dans son communiqué du 20 février dernier.

Ventes groupées

A en croire le patron des questions commerciales dans le pays, ces dernières évolutions « singulièrement favorables et prometteuses » ont pu être enregistrées au cours des opérations de ventes groupées que coordonnent depuis quelque temps son département ministériel.

Les ventes groupées sont tout simplement des ventes aux enchères de fèves qu’organisent régulièrement (et depuis quelques années) les coopératives de producteurs qui se regroupent afin de mobiliser un volume important de cacao à vendre aux acheteurs. Ces ventes, très souvent supervisées par le Mincommerce et les acteurs de la filière, mettent en concurrence les acheteurs et garantissent la transparence. Au terme de l’opération, c’est au plus grand enchérisseur que la cargaison du jour est vendue.

En Côte d’Ivoire, le producteur ivoirien vend encore encore le fruit de son dur labeur au prix de 1000 FCFA le kg.

Rivalité entre transformateurs et exportateurs

Aussi, il est important de relever que la rareté des fèves sur le marché local due, certes , à la faible augmentation du volume de fèves produits par an, mais aussi et surtout à la grande rivalité entre transformateurs et exportateurs,  explique en partie ce phénomène de hausse sur le marché local. D’ailleurs, le Cameroun, qui ne comptait qu’un seul broyeur de fèves (Barry Callebaut), en compte aujourd’hui en tout quatre, puisque des transformateurs de fèves tels que Atlantic Cocoa Corporation, Neo Industry et Africa Processing, ont intégré ce secteur d’activité ces dernières années. Ce qui ne peut être qu’une bonne nouvelle pour les producteurs locaux.

Le prix du kg de cacao resté fixé à 1000 FCFA en Côte d’Ivoire

Contrairement au Cameroun, où les prix oscillent désormais entre 3100 FCFA et 3300 FCFA depuis quelques jours, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial avec ses 2,4 millions de tonnes (en 2022), de loin devant le Cameroun qui est le 4ème producteur mondial et 3ème en Afrique derrière la Côte d’Ivoire et le Ghana (2ème), est jusqu’ici obligée de se contenter d’un prix beaucoup plus bas, soit 1000 FCFA (1,6 dollars/ 1,5 Euros) le kg de cacao, depuis le lancement  en octobre 2023 de la campagne cacaoyère 2023-2024. Ce qui n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour le porte-monnaie des producteurs ivoiriens, puisque sur le marché mondial les prix des fèves ne cessent de grimper depuis quelques mois.

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1 COMMENTAIRE

  1. J’espère que le ministère vas maintenir cette stratégie et investir dans la transformation locale. On devrait faire comme ce fut le cas avec le bois. Interdit l’exportation des fèves brutes.

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