jeudi, 20 juin 2024
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Hausse des carburants-Transport interurbain : Le prix du transport entre Douala-Yaoundé pourrait subir une hausse de 3808 FCFA par voyage, si le gouvernement accède à la demande des transporteurs qui exigent une majoration de 16 FCFA/km

Les Syndicats des transports routiers, qui viennent de saisir le Premier ministre, déplorent le fait que le gouvernement a, sans un débat contradictoire avec eux, décidé récemment de l’augmentation des prix des carburants à la pompe. Une hausse qui, selon les syndicats, « grève considérablement le compte d’exploitation des opérateurs des transports routiers dont nous assurons la défense des droits et intérêts nous oblige à revenir vers vous aux fins d’un dialogue pour compenser le manque à gagner considérable de nos membres »

(EcoFinances)- Le tarif du transport classique entre les villes de Douala et Yaoundé, les deux principales villes du Cameroun, pourrait enregistrer une importante hausse de 3808 FCFA (passant de 3000 FCFA actuellement  à 6808 FCFA), si le gouvernement accède à la demande des Syndicats nationaux des transporteurs routiers du Cameroun (Sntrc) qui, à la suite de la récente augmentation des prix des carburants à la pompe, viennent de saisir le Premier ministre pour exiger une hausse de 16 FCFA par km sur le prix du transport interurbain à travers le territoire national. Lorsqu’on sait que la distance entre les deux plus grandes villes du pays est de 238km, l’on ne serait évidemment pas loin de cette importante hausse du prix du ticket de voyage sur cet axe routier.

« Réunis ce jour à la Bourse des Syndicats de Messa, les syndicats soussignés ont convenu, pour être en capacité de supporter les charges supplémentaires inhérentes à la hausse du super et du gasoil, d’exiger l’augmentation des prix des transports à titre onéreux. Soit 16 FCFA le kilomètre pour l’interurbain », indiquent-ils, dans une correspondance qui date du 02 février 2023.

Evidemment, le prix du transport interurbain n’est pas leur seule cible. Les syndicalistes ont aussi convenu d’exiger la hausse du prix du transport par taxi (soit 300 FCFA le jour et 400 FCFA la nuit). Seuls les dépôts et courses, pour ce qui est des taxis, sont négociables au gré à gré, selon les exigences des transporteurs. Quant à la mototaxi, ils suggèrent que leurs tarifs restent également négociables au gré à gré.

En effet, les Syndicats des transporteurs routiers déplorent le fait que le gouvernement a, sans un débat contradictoire avec eux, décidé récemment de l’augmentation des prix des carburants à la pompe. Une hausse qui, selon les syndicats, « grève considérablement le compte d’exploitation des opérateurs des transports routiers dont nous assurons la défense des droits et intérêts nous oblige à revenir vers vous aux fins d’un dialogue pour compenser le manque à gagner considérable de nos membres ».

Le prix du transport interurbain n’est pas la seule cible des Syndicats des transporteurs routiers.

Raison pour laquelle, en dehors de leur exigence de répercuter la récente hausse des carburants sur les prix des transports (urbain et interurbain), ils attendent également du gouvernement qu’il accède à neuf (09) autres de leurs doléances : la lutte systématique contre le transport routier clandestin, de plus en plus sophistiqué de nos jours ;  la lutte contre les tracasseries des Forces de maintien de l’ordre, des municipalités et des agences du ministère des Transports ; la réduction maximale des barrières de contrôles routiers (police, gendarmerie, ministère des Transports, Douanes) à travers le territoire national ; la baisse immédiate des tarifs d’assurance et réduction de la périodicité de paiement des primes d’assurance dans les transports routiers à un (01) mois ; le détachement du  paiement de la vignette automobile à la prime d’assurance.

Ou encore, la  révision immédiate du décret du 10 octobre 2022 instituant le port du badge sécurisé d’identification des conducteurs en insistant sur le volet assainissement et sécurisation des conducteurs ; la lutte systématique contre le carburant frelaté en provenance de la contrebande ; la  suspension immédiate des nouvelles taxes fiscales sur tous les titres de transports pour tous les professionnels du domaine ; et la réactivation immédiate de tous les cadres institutionnels de dialogue social entre les syndicats et le gouvernement (CSPH, SCDP, Sonara, SNH, Fond routier, Conaroute, Commission tripartite des assurances TPV, Comité national de lutte contre les produits pétroliers frelatés, Comité national de lutte contre le transport routier clandestin, etc).

Les responsables des Syndicats nationaux des transporteurs routiers du Cameroun (Sntrc), qui semblent certains d’avoir une rencontre imminente avec le PM, en vue de la prise en compte de leurs doléances, disent « se réserver le droit d’engager toute action reconnue au syndicat et susceptible de nous faire entendre ». Reste à savoir maintenant si le gouvernement accédera à une telle exigence, notamment pour le prix du km du transport interurbain dans le pays. Les rencontres des prochains jours permettront en tout d’en avoir le cœur net.

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