samedi, 13 juillet 2024
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Produits pétroliers : La vie plus chère dès ce 1er février 2023 en raison d’une nouvelle hausse des prix du super et du gasoil à hauteur d’environ 21 % pour ces produits

Cette nouvelle augmentation des produits pétroliers, faut-il le rappeler, intervient au moment où, en raison des conséquences de la guerre russo-ukrainienne sur l’économie mondiale, les prix de plusieurs denrées alimentaires comme l’huile de palme raffinée ont depuis l’année dernière subi une révision à la hausse. Tout comme elle intervient dans un contexte où l’Etat cherche à préserver les équilibres budgétaires. Les subventions des carburants et du gaz domestique ayant, en 2022, coûté la forte somme de 775 milliards de FCFA à l’économie du pays.

(EcoFinances) – La vie sera sans doute plus chère (elle l’était déjà en raison de plusieurs facteurs internes et externes) dès ce 1er février 2023 à cause de la décision du gouvernement de procéder à une nouvelle hausse des prix des carburants, selon un communiqué du secrétaire général des services du Premier ministre (SGPM), Séraphin Magloire Fouda, lu sur les antennes du poste national (Crtv-radio) ce mardi 31 janvier 2023.

D’après l’annonce du gouvernement, qui dit avoir eu des échanges constructifs avec les différents partenaires sociaux visant à préserver les équilibres budgétaires, les prix des carburants à la pompe sont réajustés ainsi qu’il suit : 730 FCFA le litre du super, contre 630 FCFA par le passé ; et 720 FCFA le litre du gasoil, contre 575 FCFA par le passé. Il s’agit donc d’une hausse respective de 100 FCFA (+15,8%) et de 145 FCFA (+25,2%) pour ces deux produits pétroliers. En comparaison, le litre de pétrole vendu par la SCDP (Société camerounaise des dépôts pétroliers) aux industries est de 560,19 FCFA le litre.  Le pétrole lampant et le gaz domestique ne sont, quant à eux, pas concernés par cette nouvelle augmentation.

Le gouvernement explique qu’afin de garantir le pouvoir d’achat des consommateurs, des mesures sociales d’accompagnement ont été prises. Il cite le prix du litre de pétrole lampant qui reste maintenu à 350 FCFA, lorsque celui du gaz domestique reste gelé au niveau actuel (6500 FCFA). S’agissant de la rémunération des agents publics, le communiqué signé du SGPM renseigne qu’elle est revue à la hausse à un taux moyen de 5,2%.

La taille du panier de la ménagère n’a pas cesser de se rétrécir ces dernières années.

Dans sa série de mesures, le gouvernement n’oublie pas les gagne-petit, puisque le SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) est revalorisé à 41 875 FCFA (+15,4%) contre 36 270 FCFA hier. Même s’il faut ici regretter le fait que la rémunération des travailleurs du secteur formel structuré ne bénéficie pas d’une révision à la hausse comme celle des fonctionnaires.

En comparaison aux prix des carburants (super et gasoil) qui étaient jusqu’ici pratiqués au Cameroun, ces deux produits pétroliers viennent donc d’enregistrer, comme il fallait s’y attendre, une hausse d’environ 17 % en valeur relative. Ce qui risque d’être répercuté par les acteurs économiques sur les prix des produits finis vendus sur le marché. Comme au lendemain de la hausse des carburants du 1er juillet 2014, ce sont donc les consommateurs finaux qui paieront la note salée.

Mais conscient  de l’impact néfaste que cette autre hausse des prix carburants aura sur le panier de la ménagère, en dépit des mesures d’accompagnements prises ce jour, le gouvernement dit « compter sur la compréhension, le sens des responsabilités et le civisme des consommateurs pour la mise en place de ces mesures, dont l’objectif est d’assurer l’approvisionnement continu du marché national en produits pétroliers et de permettre la poursuite harmonieuse des activités des opérateurs économiques et des ménages ».

Cette nouvelle augmentation des produits pétroliers, faut-il le rappeler, intervient au moment où, en raison des conséquences de la guerre russo-ukrainienne sur l’économie mondiale, les prix de plusieurs denrées alimentaires comme l’huile de palme raffinée ont depuis l’année dernière subi une révision à la hausse. Tout comme elle intervient dans un contexte où l’Etat cherche à préserver les équilibres budgétaires. Les subventions des carburants et du gaz domestique ayant, en 2022, coûté la forte somme de 775 milliards de FCFA à l’économie du pays.

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