samedi, 13 juillet 2024
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Stade d’Olembe : Magil accepte de reprendre les travaux, mais dénonce le paiement tardif des prestations

L’entreprise canadienne de construction renseigne qu’aux termes de plusieurs rencontres avec les autorités, ce 10 janvier 2023 à Yaoundé, elle s’est engagée à respecter ses engagements envers l’Etat du Cameorun, mais appelle au respect des dispositions du contrat signé afin de lui permettre de payer à temps ses sous-traitants.

(EcoFinances) – Le paiement tardif des prestations est à l’origine de la pomme de discorde entre le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et l’entreprise canadienne de construction Magil Construction Corporation (MCC), au sujet du bouclage des travaux de construction du complexe sportif d’Olembé à Yaoundé, selon un communiqué de presse de cette filiale du groupe Fayolle rendu public ce mercredi 11 janvier 2023.

« Alors que les discussions sont au point mort depuis plusieurs mois, Magil Construction Corporation a participé le 10 janvier 2023, à Yaoundé, à plusieurs rencontres avec les plus hautes autorités concernant la construction du complexe sportif d’Olembé. Dans le cadre du règlement du processus à l’amiable appelé de ses vœux, ces rencontres ont été l’occasion pour l’entreprise de rassurer le gouvernement sur son engagement mais également de l’alerter sur les difficultés inhérentes au projet : manquements du ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) qui contribuent à mettre en péril le projet », indique l’entreprise canadienne.

Manquements du Minsep

Par manquements du Minsep, Magil Construction Corporation, qui parle également au nom des sous-traitants, entend (évidemment) le non-paiement des factures « décomptées et validées par le Minsep ». Et ce, depuis le mois de juillet 2021, plaçant de facto, de nombreux sous-traitants dans une situation d’asphyxie financière. « Ce non-paiement des factures s’est accompagné, en sus du non renouvellement des exonérations fiscales et douanières liées au projet, à la découverte de nombreuses malfaçons sur le stade et à des demandes de travaux augmentant le budget total de construction », explique l’entreprise canadienne.

Qui ajoute aussi qu’elle a initié des démarches en vue de trouver une voie de conciliation pour la bonne exécution de ce projet avec notamment la mise en place de mécanismes de règlement amiable auprès du Minsep le 12 avril 2022, suivi d’un Comité de conciliation le 23 août 2022.  Mais que ces initiatives n’ont pas marché, tout comme ses multiples correspondances envoyées au Minsep sont restées sans suite.

Un cadre de l’entreprise canadienne de construction Magil Construction Corporation.

Magil n’a pas terminé les travaux

Cette sortie médiatique de Magil Construction Corporation intervient plusieurs jours après la lettre du ministre des Sports et de l’éducation physique au secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda, l’informant de ce que l’entreprise canadienne lui a signifié en décembre 2022 la résiliation unilatérale du contrat qui la lie à l’Etat du Cameroun depuis début 2020 en vue de l’achèvement du complexe sportif de Yaoundé. Document dans lequel, le Minsep, Narcisse Mouelle Kombi, rappelle que Magil a rompu ledit contrat alors qu’elle avait déjà consommé 42 milliards de FCFA dont une avance de démarrage de 21,9 milliards de FCFA, soit 76% du budget global du projet d’un montant d’environ 56 milliards de FCFA (financé grâce à un prêt de la Standard Chartered Bank).

Un budget censé permettre à Magil de terminer les travaux. Ce qui, selon le Minsep, n’a pas été le cas. Puisque, apprend-on, « Magil n’a achevé aucune composante du complexe d’Olembe laissée par l’entreprise italienne Piccinni ». Plus grave, les composantes de la phase II du complexe (gymnase, piscine olympique, courts de tennis, terrains de basket, de volley et d’handball) sont, apprend-on, restées au stade de maquette. Des informations transmises au SGPM et aux médias que Magil qualifient d’erronées et de calomnieuses.

Respecter les dispositions du contrat signé

Mais comme le dit l’entreprise canadienne, les rencontres de ce 10 janvier 2023 à Yaoundé ont été l’occasion pour elle de rassurer le gouvernement sur son engagement et de l’alerter sur les difficultés inhérentes au projet.

Pour tenir ses engagements envers le gouvernement, Magil appelle au respect des dispositions du contrat qui la lie à l’Etat, afin de lui permettre de payer à temps ses sous-traitants. « Nous sommes fiers d’apporter notre expertise et notre contribution sur ce projet emblématique. En tant que partenaire de longue date, nous réitérons notre engagement envers l’Etat du Cameroun et souhaitons le respect des dispositions du contrat signé afin de s’acquitter du paiement des sous-traitants, qui ont œuvré sans relâche pour le succès de lma CAN et ont contribué au rayonnement du pays sur la scène internationale », conclut Franck Matière, vice-président exécutif de Magil Construction Corporation

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