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Flambée des prix : les marchés camerounais sous tension ce 31 octobre 2025

À Douala, Yaoundé, Buéa et Bafoussam, les prix des denrées de grande consommation s’envolent ce vendredi 31 octobre. En cause : les tensions post-électorales, les ruptures d’approvisionnement et la spéculation. Le gouvernement promet des contrôles, mais les ménages s’inquiètent.

(EcoFinances.Net) – Sur les étals des marchés de Douala et Yaoundé, les commerçants peinent à masquer leur désarroi. Le panier de tomates, vendu à 7 000 FCFA il y a une semaine, dépasse désormais les 12 000 FCFA. Le sac de riz de 50 kg, qui oscillait autour de 22 000 FCFA, frôle les 30 000 FCFA dans certains quartiers. À Buéa, une bouteille de gaz domestique coûte jusqu’à 10 000 FCFA, contre 8 000 FCFA auparavant. Les vendeurs évoquent des difficultés d’approvisionnement liées aux blocages routiers, aux manifestations et à la peur des pillages. « Les camions n’arrivent plus à temps, et les grossistes augmentent leurs prix », confie une commerçante du marché Mokolo à Yaoundé.

Spéculation et rumeurs : le cocktail explosif

La flambée des prix est aussi alimentée par la spéculation et les rumeurs de pénurie. Des tracts anonymes appelant à des « villes mortes » circulent sur les réseaux sociaux, poussant les ménages à stocker. À Bafoussam, les rayons de farine et d’huile sont pris d’assaut, provoquant une hausse immédiate des prix. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a réagi en annonçant des contrôles renforcés et des sanctions contre les commerçants véreux. Mais sur le terrain, les équipes de contrôle peinent à couvrir l’ensemble des marchés, et les abus persistent.

Ménages sous pression, économie fragilisée

Pour les familles à revenu modeste, cette flambée des prix est un coup dur. « On ne peut plus faire un repas complet sans dépenser le double », déplore une mère de famille à Bonabéri. Les restaurateurs réduisent leurs portions, les cantines scolaires révisent leurs menus, et les petits commerces ferment plus tôt. Au-delà du quotidien, c’est l’économie informelle qui vacille. Les vendeurs ambulants, les livreurs et les petits transporteurs sont les premiers touchés. Si la tension persiste, les experts craignent une contraction de la consommation et une hausse de la précarité urbaine.

JRD

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