(EcoFinances.Net) – Le puits exploratoire Moho G, foré dans le cadre des travaux d’exploration de TotalEnergies, a révélé une colonne d’hydrocarbures de 160 mètres dans des réservoirs albien de bonne qualité, selon un récente annonce de TotalEnergies, qui renseigne que cette découverte vient s’ajouter à celle de Moho F, identifiée précédemment, portant le potentiel total à environ 100 millions de barils de ressources récupérables. Pour TotalEnergies, il s’agit d’une confirmation de la pertinence de sa stratégie d’exploration en Afrique centrale, où le groupe reste l’un des acteurs majeurs.
Le projet Moho, pilier de la production congolaise
Mis en production en 2017, le projet Moho Nord est situé à 75 kilomètres au large de Pointe-Noire. Il constitue le principal hub offshore de TotalEnergies au Congo, où le groupe détient une participation majoritaire aux côtés de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et de Chevron. En 2024, TotalEnergies avait déjà annoncé un plan d’investissement de 600 millions de dollars pour soutenir la production sur ce permis. La nouvelle découverte vient renforcer la viabilité du projet et prolonger sa durée de vie, confirmant son rôle central dans la stratégie énergétique congolaise.
Implications pour Brazzaville
Cette annonce intervient à un moment stratégique pour le Congo, qui cherche à relancer sa production pétrolière et à renforcer ses recettes budgétaires. Premier producteur de pétrole de la CEMAC, le pays voit dans cette découverte une opportunité de consolider sa place sur le marché régional et international. Les autorités espèrent que cette trouvaille permettra de stabiliser les finances publiques, d’améliorer la balance commerciale et de soutenir les projets de diversification économique. Elle pourrait également renforcer la crédibilité du pays auprès des bailleurs de fonds et des investisseurs étrangers.
Perspectives industrielles
La mise en valeur de ces nouvelles ressources pourrait être réalisée rapidement grâce aux infrastructures existantes du projet Moho, ce qui permettrait de réduire les coûts de développement. Cette dynamique conforte la position de TotalEnergies face aux autres majors présentes en Afrique centrale, notamment ENI et Chevron, et accentue la concurrence dans le secteur. Au-delà du Congo, cette découverte pourrait avoir des retombées régionales, en renforçant l’intégration énergétique au sein de la CEMAC et en stimulant les échanges commerciaux.
JRD

