(EcoFinances.Net) – Le geste de UBA Cameroon, filiale de la banque panafricaine United for Africa (UBA),conduit par son directeur régional Littoral 1, Mahama Moustapha Biondokin, illustre la volonté de la banque de jouer pleinement son rôle de citoyen corporatif. En dotant la bibliothèque du collège Alfred Saker de 500 livres en anglais, le 19 mars dernier à Douala, l’institution entend offrir aux jeunes une opportunité de se réapproprier la lecture. « Ces jeunes d’aujourd’hui seront nos dirigeants de demain. Nous devons mettre tout en œuvre pour leur intégration », a expliqué le responsable, insistant sur la nécessité de redonner aux élèves le goût du livre, à l’heure où les réseaux sociaux captent l’essentiel de leur attention.
Lire pour grandir
Le choix de l’anglais n’est pas anodin. Langue mondiale, elle reste encore peu maîtrisée par une partie de la jeunesse camerounaise, malgré le bilinguisme officiel du pays. UBA souhaite ainsi renforcer les compétences linguistiques des élèves tout en stimulant leur imagination et leur créativité. La principale du collège Alfred Saker, Esther Dorcas Njoh Eteki, a salué l’initiative : « Cela va susciter l’envie de lire qui a disparu, accroître la fréquentation de la bibliothèque et développer les compétences d’écoute, d’écriture et d’imagination. » Pour elle, ces ouvrages contribueront aussi à améliorer le niveau des élèves en anglais.
Le projet « Read Africa »
L’action de UBA Cameroon s’inscrit dans le programme « Read Africa », lancé en 2011 par la UBA Foundation. Ce projet vise à enrayer le déclin de la culture de la lecture dans les établissements secondaires africains. Il consiste à fournir des ouvrages de littérature anglaise recommandés aux élèves du premier et du second cycle. Au Cameroun, plus de 10 établissements scolaires ont déjà bénéficié du programme, avec plus de 20 000 livres distribués dans les bibliothèques. Les écoles des régions du Sud-Ouest, du Littoral, de l’Ouest, du Sud, du Nord et du Centre ont été soutenues ces dernières années.
À travers cette initiative, UBA entend répondre à un défi éducatif majeur : la désaffection des jeunes pour la lecture, accentuée par la montée en puissance des réseaux sociaux. En redonnant aux élèves le goût du livre, la banque espère contribuer à former une génération plus instruite, plus imaginative et mieux préparée aux responsabilités futures.
Danielle Dikoume

