(EcoFinances.Net) – Né le 20 juin 1976 à Lokossa, Romuald Wadagni est diplômé de l’Université Grenoble Alpes et de la Harvard Business School. Expert‑comptable certifié en France et aux États‑Unis, il a travaillé pendant près de 17 ans au sein du cabinet Deloitte, en France, aux États‑Unis et en République démocratique du Congo. Cette expérience lui a permis de développer une expertise pointue en audit, finance et capital‑investissement, avant de revenir au Bénin en 2016.
Dix ans au ministère des Finances
Le 7 avril 2016, Patrice Talon le nomme ministre de l’Économie et des Finances. Pendant dix ans, Wadagni s’impose comme l’un des piliers du gouvernement, pilotant des réformes majeures en matière de gestion budgétaire, de mobilisation fiscale et de transparence financière. Son action est saluée par les partenaires internationaux, qui voient en lui un garant de la crédibilité économique du Bénin. Cette réputation de rigueur et de fiabilité a largement contribué à son ascension politique.
Une élection marquée par la confiance
Le 12 avril 2026, Romuald Wadagni est élu président de la République du Bénin avec 94,05 % des suffrages, contre 5,95 % pour Paul Hounkpè, candidat des Forces Cauris pour un Bénin émergent. La participation s’est établie à 58,75 %, selon la Commission électorale nationale autonome (CENA). Le scrutin s’est déroulé dans un climat apaisé, marqué par la reconnaissance rapide de la victoire par Hounkpè, qui a félicité son adversaire dès le lendemain.
Cette transition rapide et sans contestation est perçue comme une exception dans l’espace francophone africain, où les élections présidentielles sont souvent sources de tensions. Elle reflète aussi la confiance absolue que lui accordait Patrice Talon et la volonté de poursuivre une gouvernance axée sur la stabilité et la modernisation.
Défis et perspectives
À 49 ans, Wadagni hérite d’un pays en quête de consolidation démocratique et de croissance inclusive. Ses priorités annoncées portent sur : la diversification économique pour réduire la dépendance aux matières premières ; la modernisation des infrastructures et la digitalisation des services publics ; la lutte contre la pauvreté et les inégalités, avec une attention particulière aux secteurs sociaux. Et enfin, le renforcement de la gouvernance, en s’appuyant sur son expérience en transparence budgétaire.
JRD

