(EcoFinances.Net) – Le 20 novembre 2025 à Douala, les premiers véhicules du projet CAM‑TAXI ont été présentés aux bénéficiaires. Portée par le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec) , Yunus SA et People Finance, cette initiative pilote vise à offrir à 50 jeunes une insertion durable dans le secteur du transport urbain. La cérémonie de présentation des véhicules s’est déroulée en présence des concessionnaires Tractafric Motors, Kia Motors et Abn Motors, ainsi que du Fonds de Garantie pour l’Entrepreneuriat Jeunes.
Les modèles exposés seront bientôt remis à 50 jeunes, répartis entre Douala et Yaoundé, qui deviendront propriétaires‑exploitants dans le cadre de ce programme. Selon un responsable de Yunus SA, ce projet est une réponse concrète aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes, particulièrement dans les grandes métropoles où le chômage et la précarité restent élevés. En leur offrant des moyens de transport modernes et fiables, CAM‑TAXI leur ouvre la voie vers une activité génératrice de revenus, tout en améliorant la qualité du service urbain.
Forte demande de la mobilité urbaine
Le lancement de CAM‑TAXI intervient dans un contexte marqué par une forte demande de mobilité urbaine et par les limites du transport urbain classique. Les taxis traditionnels souffrent de vétusté, d’insécurité et d’un déficit de professionnalisation. En introduisant des véhicules neufs et en encadrant leur exploitation, le projet contribue, apprend-on, à moderniser le secteur et à renforcer la confiance des usagers.
Mais au‑delà de l’aspect économique, cette initiative illustre la pertinence du partenariat public‑privé. Le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique apporte l’appui institutionnel, Yunus SA et People Finance assurent le financement et l’accompagnement, tandis que les concessionnaires garantissent la qualité technique des véhicules. ‹‹Ensemble, ils créent un écosystème favorable à l’entrepreneuriat des jeunes. CAM‑TAXI est i une expérimentation qui pourrait être élargie à d’autres villes si la phase pilote réussit. Elle incarne une stratégie de lutte contre le chômage, de modernisation du transport urbain et de valorisation des jeunes comme acteurs du développement››, indique un cadre du Minjec.
Danielle Dikoume

