(EcoFinances.Net) -La cérémonie d’investiture s’est tenue dans la nouvelle capitale administrative du Caire, en présence de délégations africaines, caribéennes et européennes. Le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, y a représenté le gouvernement, saluant l’accession d’un compatriote à la tête d’une institution stratégique.
George Elombi, élu en juin dernier à Lagos, succède à Benedict Oramah. Il devient ainsi le premier Camerounais à diriger Afreximbank, la banque africaine d’import-export , après y avoir servi pendant 30 ans. Son profil incarne la continuité et l’expertise : juriste de formation, il a piloté les réformes de gouvernance, les mécanismes de financement structuré et les partenariats Sud-Sud qui ont fait d’Afreximbank un acteur incontournable du commerce africain.
Une feuille de route centrée sur l’industrialisation et la valeur ajoutée
Dans son discours d’investiture, George Elombi a affirmé sa volonté de « sortir l’Afrique du piège des exportations brutes ». Sa stratégie repose sur six piliers : industrialisation, intégration régionale, mobilisation du capital africain, innovation financière, conformité réglementaire et coopération Sud-Sud.Il entend faire d’Afreximbank un catalyseur de projets industriels, logistiques et énergétiques, en lien avec les États et les opérateurs privés. ……..
L’objectif est clair : transformer les chaînes de valeur africaines, renforcer la souveraineté économique et créer des emplois durables. Le nouveau président veut également renforcer les mécanismes de garantie pour les PME exportatrices et les plateformes de financement hybrides.
Des enjeux majeurs pour le Cameroun et la CEMAC
Pour le Cameroun, cette nomination est plus qu’un symbole. Elle ouvre des perspectives concrètes en matière de financement structuré, d’appui aux entreprises locales et de développement des infrastructures. Afreximbank est déjà impliquée dans plusieurs projets au Cameroun, notamment dans les secteurs portuaire, énergétique et industriel.
À l’échelle de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) , le mandat Elombi pourrait accélérer la convergence économique, la bancarisation des échanges et la mise en place de mécanismes de garantie adaptés aux réalités locales. Son approche inclusive et panafricaine vise à renforcer la souveraineté financière du continent, tout en consolidant les partenariats avec les institutions internationales.
JRD

