(EcoFinances.Net) – La sous-traitance au Cameroun évoluait jusqu’ici dans un flou juridique, dispersée entre textes sectoriels et pratiques informelles. La loi n°2025/010 du 15 juillet 2025,qui est le fruit du travail acharné de la BSTP-CMR ( Bourse de sous-traitance et de partenariat du Cameroun) et du Minpmeesa ( ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat), vient combler ce vide en instaurant un régime clair, équitable et inclusif.Elle
Elle vise à sécuriser les relations contractuelles, lutter contre les abus et favoriser l’intégration des PME dans les chaînes de valeur nationales. Cette réforme s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), qui ambitionne de faire émerger des champions économiques locaux….
Une ouverture multisectorielle sans précédent
L’un des apports majeurs de la loi est l’élargissement de son champ d’application. Désormais, la sous-traitance est admise dans tous les secteurs de l’activité économique, sauf dérogation expresse. Cela inclut les secteurs traditionnels ( BTP, énergie, mines, agro-industrie, industrie manufacturière), les secteurs émergents ( numérique, services, économie verte, logistique). Cette ouverture permet aux PME de s’insérer dans des domaines historiquement dominés par les grandes entreprises ou les multinationales..
Des opportunités concrètes pour les PME
Grâce à cette loi, les PME camerounaises peuvent désormais : accéder à des marchés publics via des contrats de sous-traitance ; bénéficier de clauses de préférence locale dans certains appels d’offres ; monter en compétences par des partenariats structurants avec des entreprises principales ; ou encore, diversifier leurs activités en explorant de nouveaux secteurs. La nouvelle loi encourage également la transparence et la traçabilité des relations contractuelles, ce qui renforce la crédibilité des PME auprès des donneurs d’ordre.
Ce qu’il faut retenir pour agir
La loi du 15 juillet 2025 n’est pas qu’un texte juridique : c’est un levier de transformation économique. Les PME doivent : se structurer pour répondre aux exigences contractuelles ; identifier les secteurs porteurs selon leurs compétences ; s’inscrire dans les registres de sous-traitance reconnus ; se rapprocher des plateformes d’accompagnement et des chambres consulaires. En somme, cette réforme est une invitation à l’audace entrepreneuriale. Les PME camerounaises ont désormais les cartes en main pour jouer un rôle central dans le développement du pays…
JRD

