(EcoFinanceq.Net( – Le Conseil Constitutionnel a tranché : Maurice Kamto ne sera pas candidat à la présidentielle d’octobre 2025. Une décision qui suscite incompréhension et indignation dans les rangs du MRC, mais qui n’entame en rien la détermination du parti. Dans un communiqué sobre mais résolu, Mamadou Mota, président par intérim, prend acte du rejet tout en réaffirmant la ligne du mouvement : le changement par les urnes, dans la paix et la discipline.
« Ce n’est rien de moins que la négation du processus démocratique », écrit-il, tout en appelant les militants, sympathisants et citoyens à faire preuve de calme et de sérénité. Le ton est grave, mais l’esprit reste combatif. Le MRC entend poursuivre son engagement politique, malgré les obstacles institutionnels.
Une exclusion politique aux résonances nationales
Ce rejet intervient dans un contexte tendu, marqué par la réorganisation interne du MRC après la démission officielle de Maurice Kamto de la présidence du parti le 25 juin dernier. Bien que retiré de la direction, Kamto avait été désigné candidat à l’issue de la convention de décembre 2023. Son éviction par le Conseil Constitutionnel est perçue par ses partisans comme une manœuvre politique visant à affaiblir l’opposition.
Pour Mamadou Mota, cette décision ne doit pas détourner le parti de sa mission. Il insiste sur les valeurs fondatrices du MRC : professionnalisme, engagement citoyen, et foi dans les institutions républicaines. Le communiqué se veut un appel à la résilience démocratique, dans un pays où les processus électoraux restent sous haute tension.Le MRC, qui s’est imposé comme l’un des principaux partis d’opposition depuis 2018, entend maintenir le cap.
La mobilisation se poursuit, avec une stratégie axée sur la sensibilisation, la structuration territoriale et le plaidoyer institutionnel. Mamadou Mota conclut son message par une formule rassembleuse : « Vous êtes l’avenir de ce pays, et il se construira avec vous et dans la paix. »

