(EcoFinances.Net) – Le ton est donné. Le 6 août 2025, Paul Biya, président de la République et candidat désigné du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), a officiellement lancé sa campagne en dévoilant l’équipe qui portera ses couleurs pour la présidentielle du 12 octobre. Cette annonce intervient dans un climat politique tendu, marqué par le rejet de la candidature de Maurice Kamto par le Conseil Constitutionnel, reléguant l’opposition dans une posture défensive.
À la tête de cette équipe stratégique : Jean Nkuete, secrétaire général du Comité central du RDPC, nommé coordonnateur national de campagne. Il sera épaulé par Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du parti et ministre du Travail, en qualité de vice-président. Le casting, composé de figures historiques et de fidèles du régime, reflète une volonté de verrouiller l’appareil partisan autour du président sortant.
Une équipe politique taillée pour la reconquête
Parmi les membres désignés figurent Gilbert Tsimi Evouna, Sali Dairou, Geneviève Tjoues, Regina Mundi, Yaou Aïssatou, Dr. Madeleine Tchuente, Auguste Essomba Asse, Mohamadou Moustafa, Samson Ename Ename, Fon Ekoko Mukete et Bernard Wongolo. À leurs côtés, cinq rapporteurs sont chargés de la coordination technique et du suivi des opérations : Pr. Paul Célestin Ndembiyembe, Jean-Fabien Monkam Nitcheu, Pr. Dieudonné Oyono, Benoît Ndong Soumhet et Jonathan Fru.
Cette équipe, composée de personnalités issues des sphères politique, académique et administrative, incarne la stratégie du RDPC : mobiliser les réseaux territoriaux, sécuriser les bastions électoraux et maintenir la cohésion interne du parti. Elle devra convaincre un électorat de plus en plus exigeant, dans un contexte de contestation sociale et de fatigue institutionnelle.Alors que l’opposition peine à se réorganiser après l’éviction de Kamto, le RDPC prend une longueur d’avance.
La présidentielle 2025 s’annonce comme une joute électorale décisive, où l’expérience, la loyauté et la maîtrise du terrain seront les clés de la victoire. Pour Paul Biya, ce huitième mandat pourrait être celui de la dernière bataille politique.

