(EcoFinances.Net) – Le paiement des intérêts de l’emprunt obligataire « EOG 5,6 % NET 2025‑2027 » est désormais effectif depuis ce 05 avril 2026, selon un communiqué de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) consulté par EcoFinances.Net, qui renseigne que les investisseurs ont perçu un montant total de 3,545 milliards de FCFA, correspondant à la première échéance de cet emprunt. Chaque obligation a donné droit à un coupon net de 560 FCFA. Cette opération, réalisée dans les délais prévus, constitue un signal fort pour les souscripteurs et confirme la crédibilité financière du Gabon sur le marché régional.
Une levée de fonds stratégique en 2025
En septembre 2025, l’État gabonais avait mobilisé 50 milliards de FCFA sur le marché financier de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, RCA et Tchad) via la BVMAC (Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale). Ce recours visait à diversifier ses sources de financement, réduire sa dépendance aux bailleurs internationaux et mobiliser l’épargne régionale pour soutenir ses projets de développement. Dans un contexte où l’encours de la dette publique dépassait 7000 milliards de FCFA, l’opération constituait un instrument structurant. Le taux net de 5,6 % offrait aux investisseurs un rendement attractif, renforçant l’intérêt pour ce type de placement. Le respect du calendrier de paiement des intérêts vient donc consolider la confiance et préparer le terrain pour de futures émissions. .
La BVMAC, garante de transparence et de crédibilité
La Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique centrale a joué pleinement son rôle de régulateur en encadrant cette opération. Les encaissements, ouverts dès le 6 avril 2026, ont été assurés par les sociétés de Bourse et les banques teneurs de comptes. Cette organisation témoigne de la montée en puissance de la place financière de Douala, qui ambitionne de devenir un hub régional pour la mobilisation des capitaux. Pour les investisseurs, la régularité des paiements et la clarté des informations diffusées renforcent la crédibilité du marché obligataire en Afrique centrale.
JRD

