(EcoFinances.Net) – Valentin Mbozo’o prend les rênes du GIMAC (Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale) en 2012, à une époque où l’interopérabilité bancaire était inexistante dans la sous‑région. Son mandat a été celui de la transformation : mise en place de solutions monétiques régionales, interconnexion des systèmes de paiement et élargissement de l’inclusion financière. Grâce à son impulsion, le GIMAC est devenu un acteur central de l’intégration financière en Afrique centrale. Le personnel a rappelé, lors de la cérémonie d’hommage du 2 avril 2026, que son action avait permis de franchir des étapes décisives dans la modernisation des transactions.
Une empreinte humaine et institutionnelle
Au‑delà des réformes techniques, Valentin Mbozo’o a marqué ses collaborateurs par son sens du dialogue et sa capacité à fédérer les équipes autour d’objectifs communs. Les témoignages recueillis soulignent un dirigeant attentif, soucieux de valoriser les compétences et d’encourager l’innovation. L’hommage rendu par le personnel traduit une reconnaissance pour un management qui a su conjuguer rigueur et proximité. Cette dimension humaine, ajoutée à ses qualités de stratège, laisse une empreinte durable dans la culture institutionnelle du GIMAC.
Un parcours académique et professionnel exemplaire
Ingénieur formé à Télécom SudParis, Valentin Mbozo’o s’est spécialisé en informatique, télécommunications et monétique. Sa carrière s’est construite dans l’univers des systèmes bancaires et des technologies de paiement. Avant sa nomination au GIMAC, il a dirigé plusieurs projets IT dans le secteur bancaire et monétique, puis a été chef de projet de la réforme des systèmes et moyens de paiement en Afrique Centrale conduite par la BEAC. Cette expérience lui a permis d’acquérir une expertise rare, à la croisée des enjeux technologiques et institutionnels. Stratège discret mais décisif, il est reconnu comme « l’ingénieur des systèmes et des silences », bâtisseur patient des architectures monétiques qui relient aujourd’hui les banques, les microfinances, les établissements de paiement, les agrégateurs et autres FinTechs de la CEMAC.
Les défis d’une transition
Le départ de Valentin Mbozo’o ouvre une nouvelle phase pour le GIMAC. L’institution devra maintenir le cap de l’innovation tout en renforçant sa résilience face aux mutations rapides du secteur financier. La digitalisation des paiements, la cybersécurité et l’élargissement de l’inclusion financière restent des priorités. Les collaborateurs, en rendant hommage à leur DG sortant, ont exprimé leur volonté de poursuivre l’œuvre entamée et de consolider les acquis. La transition sera observée de près par les acteurs de la finance digitale et des institutionnels de la sous‑région.
Une page qui se tourne pour la CEMAC
L’environnement GIMACPAY d’interopérabilité intégrale sur lequel repose l’offre de services du GIMAC, joue un rôle stratégique dans l’intégration économique de la CEMAC. Le départ de son Directeur Général, après quatorze années de service en cinq mandats, marque un moment symbolique pour l’ensemble du secteur. Les hommages témoignent de l’impact de son action, mais aussi des attentes placées dans la nouvelle direction. Dans un environnement où la compétitivité et l’innovation sont devenues des impératifs, l’héritage de Valentin Mbozo’o servira de référence pour guider les prochaines étapes.
Joseph Roland Djotié

