(EcoFinances.Net) – Le Port autonome de Douala (P.A.D.) a annoncé le 26 décembre 2025 , par voie de communiqué officiel signé du Directeur général Cyrus Ngo’o, une réforme majeure des opérations d’inspection non intrusive des cargaisons. Dès le 1er janvier 2026, le scanning des conteneurs et marchandises sera exclusivement assuré par Transatlantic D S.A., société concessionnaire installée dans l’enceinte portuaire au lieu-dit Immeuble Quifferou.
Cette mesure s’inscrit dans une logique de rationalisation et de sécurisation des flux logistiques. Désormais, les frais de scanning devront être réglés directement auprès de Transatlantic D S.A., et tout conteneur non scanné ou non acquitté sera bloqué dans la chaîne portuaire.
À terme, le scanning s’étendra à l’ensemble des marchandises, à l’import comme à l’export, quel que soit leur conditionnement. L’objectif affiché est clair : atteindre un taux de couverture de 100 % des flux, conformément à la politique nationale de sécurisation des frontières et du territoire. Le Port de Douala, principal hub maritime du pays, amorce ainsi une transition vers des standards internationaux en matière de traçabilité et de contrôle logistique.
Un contexte de pression sécuritaire et de modernisation
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par des enjeux croissants de sécurité, de fluidité et de compétitivité portuaire. Le Port de Douala concentre plus de 95 % des flux maritimes du Cameroun et joue un rôle central dans les échanges sous-régionaux, notamment avec le Tchad et la RCA.
Face aux défis liés à la fraude douanière, au trafic illicite et à la porosité des circuits logistiques, le scanning systématique apparaît comme un levier stratégique. Il permet de renforcer la transparence des opérations, de sécuriser les recettes douanières et de réduire les risques liés aux cargaisons non déclarées ou mal identifiées.
Par ailleurs, cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures portuaires, amorcée par le P.A.D. depuis plusieurs années : digitalisation des procédures, renforcement des capacités de manutention, amélioration des délais de traitement.
La mise en œuvre de cette réforme, bien que technique, aura des implications concrètes pour les opérateurs économiques : adaptation aux nouvelles procédures, anticipation des coûts, réorganisation des flux internes. Un texte spécifique viendra préciser les modalités opérationnelles du scanning à l’import et à l’export.
JRD

