(EcoFinances.Net) – Selon l’étude de faisabilité réalisée par la société française Axens, les travaux de réhabilitation de la Sonara sont désormais évalués à 300 milliards FCFA, contre 250 milliards annoncés auparavant. Cette hausse de 20 % traduit la complexité du chantier et les ajustements techniques nécessaires pour remettre en service la raffinerie.Plusieurs
Plusieurs institutions financières, dont l’Union de Banques Arabes et Françaises (UBAF), ING et la Mauritius Commercial Bank (MCB), ont , apprend-on, déjà manifesté leur intérêt pour participer au financement. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a également proposé d’activer son guichet B, destiné au refinancement des crédits à moyen terme pour l’investissement productif.
Arrêt des activités à cause d’un incendie
Depuis l’incendie de mai 2019, la Sonara est à l’arrêt et le Cameroun importe 100 % des produits pétroliers finis. Cette dépendance fragilise les réserves en devises de la CEMAC, qui doivent couvrir solidairement les importations de carburants pour l’ensemble des pays membres. La situation actuelle résulte de l’absence de diversification des capacités de raffinage, de la lenteur des décisions politiques et de la complexité des négociations financières.
La réhabilitation de la Sonara vise à restaurer la capacité de raffinage nationale et à réduire la facture des importations. Elle devrait contribuer à stabiliser les réserves en devises de la sous‑région, renforcer la souveraineté énergétique du Cameroun et relancer l’activité industrielle et l’emploi dans la filière pétrolière. Le projet est perçu comme un levier stratégique pour la compétitivité et la résilience économique, dans un contexte où la dépendance aux importations expose le pays et ses voisins à des tensions récurrentes de trésorerie.
JRD

