(EcoFinances.Net) – La course à la présidence de la Fecafoot s’annonce houleuse. Alors que le scrutin est prévu pour la fin de l’année 2025, Gilles Christian Ngnize, acteur du monde sportif et candidat déclaré, dénonce publiquement ce qu’il qualifie de « mascarade électorale ». Face à la presse le 7 novembre dernier à l’hôtel Starland de Bonapriso à Douala, il a pointé du doigt un processus verrouillé, où les règles du jeu semblent taillées sur mesure pour exclure toute alternative crédible à la gouvernance actuelle.
Selon lui, les conditions de recevabilité des candidatures, les délais de dépôt, et la composition des organes électoraux manquent de transparence et d’équité. Il évoque notamment des entraves administratives et des manœuvres visant à décourager les candidatures indépendantes. Face à ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle, Ngnize appelle à une réforme urgente du processus électoral au sein de la Fecafoot, et interpelle directement le Premier ministre pour qu’il garantisse un cadre démocratique et impartial.
Enjeux de gouvernance et appel à l’ouverture
Au-delà de la dénonciation, Gilles Christian Ngnize inscrit sa démarche dans une volonté de refondation. Il plaide pour une Fecafoot plus inclusive, tournée vers les clubs de base, les ligues régionales, et les acteurs oubliés du football local. Son programme, encore en gestation, met l’accent sur la transparence financière, la valorisation des talents locaux, et la réhabilitation des infrastructures sportives.
Le contexte est particulièrement sensible : la Fecafoot sort d’une période marquée par des controverses, des suspensions, et des tensions internes. Pour de nombreux observateurs, l’élection à venir représente une opportunité de redonner confiance aux acteurs du football camerounais. Mais encore faut-il que les règles du jeu soient claires, équitables et respectées.
En appelant à l’intervention du Premier ministre, Gilles Christian Ngnize ne se contente pas de contester : il réclame un arbitrage institutionnel pour éviter que le scrutin ne soit entaché de soupçons et de divisions. Son positionnement pourrait rallier d’autres voix critiques, et ouvrir le débat sur la gouvernance du sport au Cameroun.
JRD

