mardi, 28 avril 2026
spot_imgspot_imgspot_img
AccueilA la uneMarchés publics : la loi du 15 juillet 2025 impose aux entreprises...

Marchés publics : la loi du 15 juillet 2025 impose aux entreprises publiques d’intégrer la sous-traitance dans leurs appels d’offres

La loi du 15 juillet 2025 impose aux entreprises publiques d’intégrer la sous-traitance dans leurs appels d’offres. Objectif : corriger une marginalisation historique des PME locales dans les marchés publics. Une avancée majeure portée par la BSTP-CMR et le Minpmeesa.

(EcoFinances.Net) – La promulgation de la loi sur la sous-traitance est le fruit d’un plaidoyer acharné mené par la Bourse de sous-traitance et de partenariat du Cameroun (BSTP-CMR) et le Ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa). Ces deux institutions ont porté la voix des PME, longtemps exclues des grands marchés publics, en raison de critères techniques, financiers ou administratifs trop rigides.

La réforme introduit une obligation claire : les entreprises publiques doivent désormais prévoir, dans leurs appels d’offres, des lots réservés à la sous-traitance locale, avec des mécanismes de suivi et de contrôle.

Une obligation juridique, un levier économique

Selon la loi du 15 juillet 2025, tout appel d’offres lancé par une entreprise publique doit comporter une clause de sous-traitance, précisant les volumes, les conditions d’exécution, et les critères de sélection des sous-traitants. Cette disposition vise à garantir une inclusion effective des PME camerounaises dans les chaînes de valeur des projets publics.

Il ne s’agit plus d’une simple recommandation, mais d’une obligation légale, dont le non-respect expose les maîtres d’ouvrage à des sanctions. Cette mesure permet de redistribuer les opportunités économiques, de renforcer les capacités locales et de stimuler l’emploi.

Pourquoi cette réforme était nécessaire

Jusqu’ici, les PME locales étaient souvent reléguées au second plan dans les marchés publics. Les appels d’offres étaient conçus pour des entreprises disposant de capacités techniques et financières élevées, excluant de facto les petits opérateurs. Résultat : une concentration des marchés entre quelques grands groupes, souvent étrangers, et une faible valorisation du tissu productif local.

La réforme vient corriger cette asymétrie. Elle reconnaît que les PME sont des acteurs économiques stratégiques, capables d’exécuter des prestations de qualité, à condition d’être intégrées dès la conception des projets. Elle impose aux entreprises publiques de penser leurs appels d’offres comme des outils de développement, et non comme de simples procédures d’acquisition.

Vers une nouvelle culture de la commande publique.

L’intégration de la sous-traitance dans les appels d’offres publics exige une révolution culturelle. Il ne suffit pas d’ajouter une clause : il faut repenser les cahiers de charges, adapter les critères de sélection, former les responsables des marchés, et mettre en place des outils de suivi.La BSTP-CMR joue ici un rôle central, en accompagnant les entreprises publiques dans cette transition, en identifiant les sous-traitants qualifiés, et en assurant la traçabilité des engagements.

Le Minpmeesa, de son côté, veille à ce que les PME soient prêtes à répondre aux exigences techniques et administratives des marchés publics.Cette réforme ouvre une nouvelle ère pour la commande publique au Cameroun : celle d’une commande inclusive, stratégique, et créatrice de valeur locale

JRD

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Most Popular

Recent Comments

error: Contenu protégé !!! Content protected !!!