(Ecofinances.Net) – À l’occasion du lancement officiel de la campagne cacaoyère 2025–2026, tenu le 7 août dernier à Mbankomo, le ministre du Commerce a annoncé que les prix versés aux producteurs devraient rester attractifs tout au long de la saison. Selon ses projections, le kilogramme de cacao pourrait se négocier entre 3200 et 5400 FCFA, confirmant la dynamique haussière observée ces dernières années.
Cette anticipation repose sur plusieurs facteurs convergents. D’abord, la fève camerounaise, reconnue pour ses qualités gustatives, a récemment été classée parmi les « cacaos fins » par l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), renforçant son attrait auprès des grands chocolatiers.
Ensuite, la demande mondiale reste soutenue, alors que la production ivoirienne — qui représente près de 40 % de l’offre globale — s’annonce en baisse.En effet, la Côte d’Ivoire fait face à une pluviométrie déficitaire dans ses principales zones de production, selon Sodexam, son agence météorologique.
Ce déficit pourrait affecter le démarrage de la campagne 2025–2026, entraînant une baisse des volumes exportés et une tension sur les prix internationaux. Le Cameroun, mieux positionné, pourrait ainsi bénéficier d’une ruée des négociants vers ses bassins de production, comme ce fut le cas en 2023–2024, où les prix avaient dépassé 6 000 FCFA/kg dans certaines localités.
Pour les planteurs camerounais, cette conjoncture est porteuse d’espoir. Elle pourrait garantir une rémunération équitable, stimuler l’investissement dans les plantations, et consolider la filière cacao comme levier économique majeur pour les régions productrices.
JRD

