Gabon : Placé en résidence surveillée, après le coup d’Etat de ce 30 août 2023, Ali Bongo appelle à l’aide

Le président gabonais a été renversé ce mercredi 30 août par des militaires et policiers réunis au sein du Comité de transition et de restauration des institutions (CRTI).

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L'ex président gabonais, Ali Bongo, ce mercredi 30 août 2023 à Libreville au Gabon.

(EcoFinances) –  Victime d’un coup d’Etat aux premières heures de ce mercredi 30 août 2023, l’ancien président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est apparu (plusieurs heures après) dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux appelant ses « amis » à travers le monde entier à lui venir en aide. Celui qui était jusqu’à ce mardi 29 août le président sortant gabonais, a été renversé ce mercredi dès 5heures du matin par les forces de défense et de sécurité réunies au sein du Comité de transition et de restauration des institutions (CRTI).

« J’ai été arrêté et placé en résidence surveillée. Et à l’heure où je vous parle, je ne sais pas ce qui se passe. Mon fils a été mis aux arrêts et ma femme (Sylvia Bongo) est placée dans un lieu tenu secret. Je m’adresse à vous mes amis, venez nous en aide ! Faites du bruit, afin que tout le monde sache ce qui se passe. Faites vraiment du bruit ! C’est très important, car l’heure est grave. Je vous remercie », a-t-il déclaré en anglais dans une vidéo qui dure à peine deux minutes.

Une sortie d’Ali Bongo qui intervient plusieurs heures après l’annonce, dans les chaînes de télévisions publiques (Gabon 24 et Gabon 1ère), du renversement de son régime par les putschistes ainsi que l’annulation des élections présidentielles du 26 août dernier et les résultats qui l’ont donné vainqueur avec 64,27% contre 30,77% pour son principal rival, l’opposant Albert Ondo Ossa.

Dissolution de toutes les institutions de la République

Pour les putschistes, « l’organisation des échéances électorales, dites élections générales du 26 août 2023, n’a pas rempli les conditions d’un scrutin transparent, crédible et inclusif tant espéré par les Gabonaises et les Gabonais ». Raison pour laquelle ils ont décidé de prendre leurs responsabilités, en l’annulant et en dissolvant toutes les institutions de République : Gouvernement, Sénat, Assemblée nationale, Cour constitutionnelle, Conseil économique, social et environnemental, CGE (Conseil gabonais des élections).  Ce qui, en clair , signifie la fin du régime Bongo.

En mi-journée, les membres du CRTI ont confirmé (via un communiqué) la mise en résidence surveillée d’Ali Bongo (entouré de ses médecins) , annonçant l’arrestation programmée de plusieurs personnalités (07 au total) pour « haute trahison contre les institutions de l’État, détournement massif des deniers publics, malversations financières internationales en bandes organisées, faux et usage de faux, falsification de la signature du président de la République, corruption active, trafic de stupéfiants ».

Parmi les personnes déjà arrêtées figurent, entre autres, le président de l’Assemblée nationale, le fils du président Ali Bongo, Noureddin Bongo Valentin, ainsi que le conseiller spécial et porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekogha. Les putschistes assurent que ces dernières répondront de leurs actes à la suite d’une enquête qui sera commise par les autorités compétentes.

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